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LES CROQUEURS de pommes® d'Île de France

Le Carpocapse ennemi n°1

Début-Mai, volent les premiers CARPOS en région parisienne.


La pomme véreuse si répandue dans les récoltes, est le résultat de la présence

d'un insecte : le Carpocapse. Pour être exacte, on devrait dire "la" carpocapse,

mais l'usage habituel l'a baptisé au masculin. Sa larve ayant pénétré le fruit au printemps,

passe l'été dans le fruit bien nourrissant, puis en sort à l'automne pour un période

de repos sous une écorce jusqu'au printemps suivant.
Ses dégâts sont parfois considérables et occasionnent la perte

des fruits devenus immangeables.

Sa description
Petit papillon nocturne de 2 cm environ, assez semblable à une petite mite,

lorsqu'il est posé sur un feuillage ou une branche (photo ci-dessous, les deux antennes sont plaquées sur le corps) .

(Taille réelle)

Sa biologie
Le papillon est visible à la tombée du jour. Son activité de ponte commence habituellement vers la mi-mai,

aux premiers jours de chaleur. Sa présence est perceptible en agitant ou en arrosant le feuillage en début de nuit, leur envol est immédiat.

Il est possible de capturer le papillon à l'aide de pièges à phéromone, mais ceux-ci les attirent beaucoup plus,

si l'on oublie de les éliminer. ( La sur-densité de pièges peut servir de confusion sexuelle et diminuer la prédation)

Sa ponte se présente sous forme d'un oeuf tout plati de 1.5 mm de diamètre sur les feuilles ou sur les jeunes fruits.

Cet oeuf va éclore après 6 à 10 jours, suivant la température. Sa chenille va voyager pendant 2 à 3 jours

avant de pénétrer dans le fruit. Elle fait quelques millimètres et se déplace très rapidement.

  La Mineuse

ATTENTION aux imitations

Cet adulte de grande taille d'une MINEUSE
22 mm  de face et posé

Elle ressemble au Carpo des pommes et fait des dégats semblables mais les galeries des larves sont plus fines et restent souvent en surface du fruit.
D'autres mineuse s'attaquent aux feuilles des fruitiers.


La Mineuse

La Mineuse
Dégats de  carpocapse

Au moment de la ponte et tout de suite après, c'est la seule période ou le carpo est vulnérable.

Les larves pénètrent par l'oeil
(en bas de la photo ci-dessus)
ou au point de contact de deux fruits accolés. Ses dégâts par la suite ne peuvent plus être stoppés.

Jeune larve baladeuse ( ci-dessous )

Larve baladeuse de carpocapse

larve adulte de carpocapse larve adulte de carpocapse

larve adulte de carpocapse

Larve adulte en automne ( ci-dessus )

Après quelques semaines, la chenille se transforme

en chrysalide pour une nouvelle génération

ou bien quitte le fruit et hiverne en un cocon soyeux

sous une écorce jusqu'à la prochaine année.

Limitation des dégâts
Si les traitements à base de pyrèthres de synthèse peuvent être efficaces au moment de la ponte,

d'autres solutions existent. Les larves en hiver peuvent être détruite par la prédation naturelle des oiseaux insectivores.

On peut aussi déloger les cocons par un lavage sous haute pression des troncs sans aucun additif
( ou par un traitement chimique limité pour les plus virulents !!!  )
La prédation est la plus forte au moment des vols nocturnes par les captures des chauves-souris

( pipistrelle, oreillard ...) qui s'en nourrissent. La pose de gîtes artificiels pour les chauves-souris est très efficace.

Dans la journée les visites des oiseaux insectivores: mésanges bleues, charbonnières, délogent les papillons posés.

Le pic épeiche, la sittelle torchepot, le gobe-mouche et le rouge queue sont aussi de bons prédateurs

que l'on peut favoriser par la pose de nichoirs et du nourrissage hivernal pour certains.

Après l'éclosion des larves il est possible d'agir à l'aide de pyrèthres naturels ou de virus biologiques spécifiques au carpocapse,

nouvellement créés depuis un dizaine d'années.

Il n'y a pas de toxicité pour les abeilles et les autres auxiliaires utiles, ni de résidus.
Le piégeage des insectes qui veulent hiverner est possible sous des cartons entourant le tronc de l'arbre,

que l'on détruit par le feu en septembre.

En éliminant les fruits parasités dans l'arbre ou tombés à terre, on réduit la population hivernante.

Texte et photos :  Droits réservés Henri Fourey

Plus d'informations dans les Bulletins des Croqueurs,

n'hésitez pas à vous inscrire ou à venir nous rencontrer.

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À bientôt.